Dépakine : une lanceuse d'alerte dans le collimateur de Sanofi

C'est grâce à elle que le scandale de la Dépakine a éclaté. Marine Martin, 47 ans aujourd'hui, s'est vu prescrire cet antiépileptique de 1978 à 2010. « J'ai consommé pendant plus de trente ans ce produit pour éviter les convulsions », explique cette mère de deux enfants, sujette à des crises d'épilepsie. « On ne m'avait jamais dit que sa molécule [composée de valproate de sodium, NDLR] risquait d'exposer les bébés que j'allais porter à des dommages irréversibles », explique-t-elle. Lorsqu'elle donne naissance à Salomé, en 1999, et que celle-ci est diagnostiquée autiste, Marine Martin ne fait pas tout de suite le lien avec sa prise de Dépakine. C'est en 2002 à l'arrivée de son deuxième enfant, Nathan, également autiste, qu'elle commence à s'interroger. Sa conviction qu'il existe un lien entre le valproate et le handicap de ses enfants est confortée par plusieurs expertises médicales.

 

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Source : Le Point