Médicaments : comment Urgo gagne avec vos gros bobos

Ce jour-là, dans son bureau parisien, Pierre Moustial, le directeur général d’Urgo, se sent l’âme d’un prestidigitateur. D’un petit dévidoir rouge en forme de bouée, il tire quelques centimètres d’une bande extensible dont il s’entoure le doigt, avant de la couper d’un geste sec. « Et hop, pas besoin de ciseau ni d’adhésif, la fibre auto-adhérente permet de s’en passer », explique le patron, fier de cette invention destinée à stopper les saignements des petites plaies. Il attrape ensuite un pansement pour les brûlures, couvert d’une fine pellicule de matière grasse. « Ça ne colle pas et ça ne salit pas non plus », dit-il en appliquant le cataplasme sur sa chemise sans laisser de trace. « Génial, non ? » Des trouvailles dans le genre, le roi du sparadrap en a plein sa trousse de premiers soins. Chaque année, une trentaine de nouveautés visant le grand public déboulent ainsi sur les étagères des pharmaciens : du spray pour les mycoses aux pieds...

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Source : Capital