Peut-on «mesurer» la santé ?

L'une des plus anciennes compagnies d'assurance américaines, John Hancock, vient de transformer ses contrats d'assurance-vie afin d'ajuster ses prix aux comportements de ses clients. L'utilisation des données de santé a le triple avantage de faire baisser le prix de l'assurance pour les uns, maximiser le profit pour les autres, et encourager des modes de vie sains, qu'il s'agisse de pratiques sportives (montre connectée, visites aux clubs de gym partenaires), d'alimentation (achats de produits diététiques) ou de régularité des examens médicaux. Amélioration indiscutable.

Ces avancées pourtant, en supposant que la santé est mesurable, opèrent une simplification dommageable. La mesure possède en effet trois sens différents: c'est d'abord la mesure des choses, la taille d'une tumeur, une tension artérielle, une fréquence cardiaque, un taux de glycémie. Mais la mesure peut aussi désigner une...

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Source : Le Figaro