Coeur artificiel : le ministère de la Santé va recevoir «prochainement» Carmat

Des enjeux humains et commerciaux

Après les menaces de départ de la société française Carmat, le ministère tente de calmer le jeu. Des médecins qui s'interrogent, un titre qui chute en Bourse... L'inquiétude était palpable lundi après nos révélations sur le fabricant de cœur artificiel Carmat. Depuis le décès, en octobre, du cinquième patient greffé, l'étude clinique qui suscitait tant d'espoir pour les insuffisants cardiaques proches du stade terminal est toujours suspendue. En cause : la société a elle-même retiré sa demande de reprise de l'étude auprès des autorités sanitaires. Faute de pouvoir assurer la sécurité des patients ? «La question se pose forcément», assène un chirurgien parisien. Stéphane Piat, le patron de Carmat, a une autre explication : il affirmait lundi dans nos colonnes que ce retrait était dû à la complexité des procédures françaises, ajoutant qu'il n'excluait pas de poursuivre l'aventure du cœur artificiel à l'étranger...

 

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